Pourquoi on fait des petits jeux (et on assume)
On nous pose souvent la question : "C'est quoi votre ambition ? Vous voulez devenir gros ?" Et notre réponse fait parfois bizarre : non, pas vraiment.
Le mythe de la croissance infinie
Dans le business, on nous rabâche qu'il faut grossir. Plus d'employés, plus de projets, plus de chiffre d'affaires. Sinon t'es un loser qui "stagne".
Sauf que dans le JV, les studios qui ont explosé en taille, on en connaît plein qui ont fini par fermer. Trop de projets, trop de dépenses fixes, un flop et tout s'écroule.
Nous on préfère rester petits, agiles, et vivants. Si un jeu marche pas, on perd quelques mois de taf, pas 3 ans de salaires.
Les avantages de la petite échelle
On peut prendre des risques créatifs. Personne va nous gueuler dessus si on tente un concept bizarre. On a pas d'actionnaires à rassurer, pas de board à convaincre.
On connaît nos joueurs. On peut lire tous les retours, répondre aux mails, comprendre ce qui marche et ce qui marche pas. Dans un studio de 500 personnes, le game designer voit jamais un vrai joueur.
On garde le fun. On fait des jeux parce qu'on aime ça. Le jour où ça devient un job corporate avec des réunions budget et des KPIs, on arrête.
C'est pas pour tout le monde
Faut être honnête : rester petit, ça veut dire accepter des revenus modestes. On fera jamais fortune. Si votre objectif c'est d'avoir une Porsche, faut peut-être viser ailleurs.
Mais si votre objectif c'est de faire des jeux toute votre vie, avec des gens que vous aimez bien, sur des projets qui vous excitent... là, petit ça peut être la bonne taille.
On verra bien où ça nous mène. Pour l'instant, on s'amuse, et les jeux sortent. C'est déjà pas mal.