Les layoffs dans le JV : c'est quoi ce bordel ?
Si vous bossez dans le jeu vidéo ou si vous suivez l'actu du milieu, vous avez pas pu louper la vague de licenciements qui secoue l'industrie depuis fin 2023. Et en 2025, ça continue.
Embracer qui vire à tour de bras, Microsoft qui ferme des studios qu'ils viennent d'acheter, EA qui "restructure" (spoiler : ça veut dire licencier), Ubisoft qui annule des projets... C'est la fête.
Comment on en est arrivés là ?
Pendant le COVID, tout le monde jouait. Les ventes ont explosé, les éditeurs se sont dit "trop bien, on embauche comme des malades". Sauf que le COVID c'est fini, les gens sont retournés dehors, et les budgets jeux ont fondu.
En parallèle, les budgets de dev ont continué d'exploser. Faire un AAA aujourd'hui, c'est des équipes de 200-500 personnes pendant 5-7 ans. Le moindre flop, c'est des centaines de millions dans le vent.
Du coup, les actionnaires paniquent, les CFO sortent leurs tableurs Excel, et les devs se retrouvent sur le carreau. Classique.
C'est quoi la suite ?
Honnêtement, personne sait vraiment. Mais voilà ce qu'on observe :
Le AA revient en force. Des jeux à 20-40€ avec des équipes de 20-50 personnes, des scopes raisonnables, et des prises de risque créatives. Regardez le succès de trucs comme Balatro ou Animal Well. Pas besoin de 500 millions pour faire un hit.
Les gros éditeurs vont continuer de consolider. Rachats, fermetures, "synergies"... tout ça quoi. Ça fait chier, mais c'est la réalité corporate.
Et nous les petits studios indés ? On continue. On fait des jeux avec des équipes minuscules, des budgets de trois fois rien, et parfois ça marche. C'est peut-être naïf, mais c'est notre façon de survivre dans ce bordel.
Un mot pour ceux qui galèrent
Si vous faites partie des gens qui ont perdu leur job cette année : courage. Le talent part pas avec le badge d'accès. Le marché est dur mais pas mort. Et si vous voulez tenter l'aventure indie, on est là pour en discuter.